Tehua Dessenoix

 

Graphiste à l’origine, l’approche esthétique est devenue uniquement virtuelle au fil du temps et j’ai ressenti le besoin de revenir à la texture, au volume, au dessin manuel, de rechercher d’autres moyens d’expression plus intimes et palpables, comme à travers l’argile.

C’est mon bagage culturel et les voyages qui m’ont toujours rapprochée des arts populaires et de l’artisanat, me rendant un peu collectionneuse de petits objets céramiques, en bois ou d’autres matières, non seulement par ma sensibilité à l’héritage culturel des savoirs-faire et de la fabrication manuelle, mais aussi par le respect envers ces métiers d’art, nobles et précieux.

Côté céramique, je me suis toujours intéressée à la terre vernissée, aux azulejos, aux faïences espagnoles dont la technique a été héritée au Mexique et dont le style a fini par se fondre à la culture locale, très fleurie et colorée. De même le style très vivant des faïences d’Iznik  — encore ancré dans la fabrication d’objets céramiques populaires — m’a toujours marquée par son esthétisme chargé et coloré.

Ainsi ma création en faïence rouge est pleine de couleurs et de contrastes, plus ou moins chargée de motifs.

Cette magie du décor donne à mes objets céramiques un côté précieux, unique, impliquant une grande application au détail et un travail minutieux.

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